Photos extraites du concert

 

Description du live :

Après deux ans d'un succès incontournable, Mylène se devait de monter sur scène et de prouver ses talents. Ainsi, tout est fait pour que l'on se souvienne de ce concert. De longs mois de préparation physique, de répétitions et la chanteuse est enfin prête (elle a même arrêté de fumer). L'on retrouve dans ce spectacle l'univers très morbide de l'artiste. D'ailleurs, le décor est un cimetière. 

Le concert commence avec un Prologue de six minutes qui se clôt par le lever de rideau représenté ici par le bourreau qui ouvre les grilles du cimetière. C'est alors que débute L'horloge tandis que les grilles s'écartent. Puis, Mylène apparaît. Au centre, au fond de la scène, une lumière venant de l'arrière éclaire la silhouette de Mylène, qui se tient les bras écartés. Elle porte une tenue noire en voiles. La chanteuse est vampirique. Elle chante et s'en retourne vers le fond de la scène en une marche cadencée.

La chanson terminée, la scène est habilement cachée par les projecteurs orientés vers le haut. Sans logique commence et Mylène est accompagnée de danseurs. La chorégraphie est au début composée de gestes amples puis les mouvements deviennent retenus comme si Mylène était tenue par des ficelles. D'ailleurs, elle arbore une tenue de pantin. La chanson se termine, les danseurs se sont écartés.

Apparaît une choriste, Carole Fredericks, qui joue l'infirmière et parle d'une patiente qui n'est pas très gentille. Cela nous amène très subtilement à Maman a tort. Mylène, jusque là dissimulée sous l'ample robe de la choriste sort de sa cachette. Vêtue avec un pyjama de bébé, elle interprète le titre tout en se dandinant, en dansant comme une enfant. Sur scène, seulement les deux femmes qui termineront la chanson par une dispute (que l'on retrouvera dans les remixes de "Plus grandir - live"), Carole jouant la mère. Mylène a disparu et l'on suit du regard la choriste qui rejoint sa place avec un rire démoniaque.

Mylène était partie enfiler une tenue en cuir, très sexy et très "près du corps" puisqu'elle ne peut que bouger les mains. Les premières notes de Déshabillez-moi retentissent et lumière sur Mylène. Les projecteurs changent de couleurs et l'on passe très vite sur cette chanson et sur cette provocatrice en "camisole". "Déshabillez-vous !" puis extinction des feux.

Les coups de tonnerre se mélangent à la mélodie de Puisque, chanson quasi-inédite (face B de "Pourvu qu'elles soient douces"). Mylène a endossé de nouveau sa tenue de vampire. La lumière est tamisée, seule la poursuite illumine une Mylène qui émeut toute la salle. Les projecteurs suivent le mouvement du bras de la chanteuse et plongent à nouveau la salle dans le noir. Pourvu qu'elles soient douces débute avec un jeu de lumières. Mylène est de dos sur l'estrade de droite et balance son micro tout en jouant des hanches. Les danseurs arrivent sur scène par l'escalier et forment un cercle. Le pont musical continue, Mylène se retourne, puis rejoint les danseurs qui lui enlèvent le bas de sa robe. Habillée en Clochette, elle se fait porter par deux des danseurs. Ici, la chorégraphie est simple. Ces derniers s'en vont, Mylène présente les musiciens dont certains prendront possession de la scène durant le passage musical.

La scène est encore et toujours plongée dans le noir. Pourtant, quelques lumières éclairent les musiciens qui jouent les premières notes de l'inédit, A quoi je sers, enregistré peu de temps auparavent. Cette chanson, qui enthousiasme le public se termine tandis que Mylène s'en retourne vers l'escalier.

On entend alors une de ces musiques un peu "science-fiction" et Mylène nous montre une casquette qu'elle enfile. Elle retourne sa veste et, vêtue en Gavroche, elle se trémousse sur les rythmes de la batterie d'Yves Sanna. Sans contrefaçon débute et la chanteuse s'en va chercher ses danseurs qui se tiennent la main. Avec ce titre, Mylène fait participer le public en reprenant le refrain avec eux et le titre est terminé.

Toujours cette musique d'angoisse. Pour interpréter Jardin de Vienne, Mylène a quitté sa veste et enfilé un châle. L'émotion est ici aussi présente. La chanteuse se retire doucement, la salle est dans le noir. Pont musical de Tristana, fumées, une lune . tout ceci nous rappelle l'univers glauque de Mylène. Pour une fois, les danseurs arrivent avant la chanteuse afin de l'accueillir, vêtue d'un manteau rouge montrant la différence de milieu social par rapport aux danseurs costumés en soviétiques moyens. La chorégraphie est parfaite et nous amène à la fin de la chanson où il ne reste plus que deux danseurs qui viennent la chercher pour emmener notre belle Tristana vers la déchéance. Le titre est fini. Un solo de guitare s'accompagne d'une séquence filmée de Mylène dans un cimetière. Plus tard, le piano s'ajoute à ce pont musical, arrangement de Ainsi soit-je . Mylène arrive dans une tenue noire très sexy. Une nouvelle fois, l'émotion est au rendez vous. Mylène pleure, le public aussi.

Commence le final, la chanson Libertine qui durera douze minutes. Le son de l'orgue retentit. Mylène et Sophie Tellier sont dos à dos. Le duel peut commencer. Bien entendu, la chanteuse gagne et son coup de feu marque le début de la chanson. Sophie a rejoint son groupe de danseurs et emboîte le pas pour la chorégraphie. Mylène est habillée comme dans le clip. Elle parcourt la scène, présente les danseurs, fait participer le public .Elle grimpe l'escalier. Le final est lancinant puis la scène devient flamboyante par les jets d'étincelles. "Bonsoir", Mouvements de lune partie 1 commence tandis que le public supplie un rappel. Elle revient dans une robe noire et interprète Je voudrais tant que tu comprennes, le dernier inédit de ce spectacle. La chanteuse éclate en sanglots et clôt ce concert avec beaucoup d'émotion et grâce à ce magnifique au revoir. Nous non plus nous ne l'oublierons jamais. Mouvements de lune partie 2 est lancé. La soirée est terminée, la chanteuse est restée sur scène, acclamée par son public. Quand elle se retire, les grilles se rapprochent et alors que Mylène dit une dernière fois au revoir dans la lumière, les grilles sont fermées et Mylène disparaît petit à petit, la salle est dans le noir.

Finalement, le pari est gagné, Mylène nous a livré un splendide premier concert. Elle a ainsi montré de quoi elle est capable et donc qu'elle une grande artiste. Elle ne cessera de s'améliorer, rendant ses concerts de plus en plus exceptionnels. Nous sommes alors en 1989 , la technologie n'est pas encore évoluée mais Mylène suffit pour illuminer cette fabuleuse soirée.

 

Staff En concert :

Production du spectacle : Laurent Boutonnant - Thierry Suc
Direction artistique : Laurent Boutonnat
Chorégraphies : Mylène Farmer
Coordination des chorégraphies : Sophie Tellier
Décor : Hubert Monloup
Costumes : Thierry Mugler
Lumières : Jacques Rouveyrollis
Son : Patrice Cramer
Costumes : Thierry Mugler
Danseurs : Sophie Tellier, Edwige Chandelier, Christophe Danchaud, Bruno Balto, Georges Barrier, Alicia de la Fuente, Yann Jonas, Dominique Martinelli
Direction musicale / claviers : Bruno Fontaine
Guitares : Slim Pezin
Basse : Christian Padovan
Batterie : Yves Sanna
Percussions : Philippe Drai
Violoncelle : Jean-Philippe Audin
Choristes : Carole Frederiks, Beckie Bell
Photos : Marianne Rosenstielh / Sygma

 

Les dates :

jeudi 11 mai 1989Saint-Étienne
jeudi 18 mai 1989Paris-Palais des Sports
mardi 19 septembre 1989Grenoble
vendredi 22 septembre 1989Valence
samedi 23 septembre 1989Fréjus
dimanche 24 septembre 1989Avignon
mardi 26 septembre 1989Toulon
vendredi 29 septembre 1989Montpellier
samedi 30 septembre 1989Toulouse
dimanche 1 octobre 1989Toulouse
vendredi 6 octobre 1989Limoges
samedi 7 octobre 1989Montluçon
dimanche 8 octobre 1989Le Mans
mardi 10 octobre 1989Lyon
mercredi 11 octobre 1989Clermont-Ferrand
vendredi 13 octobre 1989Lausanne
samedi 14 octobre 1989Annecy
mercredi 18 octobre 1989Rennes
vendredi 20 octobre 1989Bruxelles
samedi 21 octobre 1989Bruxelles
mardi 24 octobre 1989Bordeaux
mercredi 25 octobre 1989Angers
vendredi 27 octobre 1989Poitiers
samedi 28 octobre 1989Pau
mercredi 8 novembre 1989Chartres
vendredi 10 novembre 1989Lorient
samedi 11 novembre 1989Tours
mardi 14 novembre 1989Perpignan
mercredi 15 novembre 1989Nîmes
jeudi 16 novembre 1989Marseille
vendredi 17 novembre 1989Bourg-en-Bresse
lundi 20 novembre 1989Caen
mardi 21 novembre 1989Reins
mercredi 22 novembre 1989Besançon
vendredi 24 novembre 1989Lons Le Saunier
samedi 25 novembre 1989Metz
dimanche 26 novembre 1989Lieven
mardi 28 novembre 1989Montbéliard
mercredi 29 novembre 1989Épinal
vendredi 1 décembre 1989Rouen
samedi 2 décembre 1989Nantes
dimanche 3 décembre 1989Amiens
mardi 5 décembre 1989Mulhouse
mercredi 6 décembre 1989Strasbourg
jeudi 7 décembre 1989Paris-Bercy
vendredi 8 décembre 1989Paris-Bercy

 

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